0
6 Août
2009

Autour d’Amsterdam : le meilleur de la Hollande

Par Michel Julien | Catégories : Art, culture et histoire, Pays-Bas

Tableaux de Rembrandt, faïence bleue et blanche, vieux quartiers traversés de canaux; La Haye, Lisse et Delft offrent un véritable résumé de la culture en Hollande.

C’est un peu par hasard que je suis arrivé à La Haye, ville sage, centre gouvernemental où les ministères, les ambassades et les palais royaux se côtoient le long de larges boulevards bordés d’arbres.

Siège du tribunal pénal international, La Haye a été le théâtre de procès célèbres, dont celui de Slobodan Milosevic et celui des terroristes responsables des attentats aux jeux olympiques de Munich.

Ville culturelle, elle profite d’institutions de renommée internationale dont un un tout petit musée, le Mauritshuis, qui abrite certains des plus grands chefs d’oeuvre de la peinture hollandaise.

Le Maurithuis, La Haye

Le musée Maurithuis à La Haye

À mon avis, la visite du Mauritshuis vaut à elle seule une escapade à La Haye. Aménagé dans l’opulente résidence du compte Johann Maurits de Nassau, ce magnifique édifice présente moins de 300 tableaux, mais tous sont des oeuvres importantes.

Certains, comme La Leçon d’anatomie du Dr Nicolaes Tulp de Rembrandt ou La Jeune Fille au turban (aussi connu sous le nom de La jeune fille à la perle) de Vermeer, sont mondialement connus.

Habitué à contempler les tableaux éparpillés sur les immenses murs des grands musées, j’ai été étonné par l’exiguïté du Mauritshuis.

Ici, les murs sont surchargés d’œuvres d’art et les plafonds sont recouverts de fresques. On se croirait invité dans les salons privés d’un riche collectionneur hollandais du XVIIe siècle.

À quelques pas, le parlement rappelle que La Haye est le centre administratif des Pays-Bas. Les édifices anciens qui le composent sont construits autour d’une cour intérieure dominée par la Salle des chevaliers, construite au XIIIe siècle par le compte Floris V.

Dans un tout autre style, l’hôtel de ville est un grand immeuble blanc aux lignes pures. Son vaste atrium s’ouvre sur plusieurs étages.

À côté, un édifice recouvert de miroirs abrite le Dr Anton Philipszaal, la salle de concert du réputé Residentie Orkest. Ces édifices modernes offrent un contraste étonnant avec les monuments historiques qui l’entourent.

Une fontaine d’un genre particulier se cache sur la grande place de l’hôtel de ville. Des jets d’eau provenant de petites percées dans le dallage du sol sont projetés à intervalles. Le promeneur distrait qui traverse la place à pieds ou à vélo risque d’être aspergé!

Conséquence de l’étalement urbain, les faubourgs de La Haye ont rejoint le petit port de pêche de Schreveningen qui s’est transformé en élégante, quoique commerciale, station balnéaire.

L’été, c’est tout Amsterdam qui vient profiter de sa large plage, de ses grands hôtels et de son casino. Malgré cette évolution, j’y ai croisé de vieilles dames en costume traditionnel.

Pour voir de quoi avait l’air la station balnéaire de Schreveningen en 1881, il faut visiter le Panorama Mesdag de La Haye. À l’intérieur, une immense toile cylindrique représente de façon réaliste le petit port à la fin du XIXe siècle. La technique empruntée est la même qu’au Cyclorama de Sainte-Anne-de-Beaupré, au Québec.

Delft, Hollande

la Nieuwe Kerk de Delft, Hollande

À dix minutes de tramway de La Haye, la petite ville de Delft est l’une des destinations les plus populaires des Pays-Bas. Ce n’est pas étonnant, car la petite localité représente toute la beauté d’Amsterdam, mais en plus concentré. Tout y est : les canaux ombragés, les maisons étroites, les églises d’un autre âge, les cafés…

Un peu partout dans la ville, on reconnaît les scènes peintes par Vermeer. Des panneaux installés par la ville présentent des reproductions de tableaux de façon à guider le visiteur dans la découverte de la ville qui a inspiré le grand peintre et ses contemporains. On peut ainsi apprécier à quel point rien n’a changé ici depuis plus de trois siècles.

Hélas, les deux maisons que Vermeer a habité ont disparu, remplacées par de plus récentes. Toutefois, l’âme de Vermeer, le peintre le plus important de Delft, y vit toujours.

Autour de la place du marché s’étendent les quartiers historiques de la ville. La haute flèche de la Nieuwe Kerk (nouvelle église) domine la place face à l’hôtel de ville de style Renaissance.

En parcourant les rues de la vieille ville, on parvient au Prisenhof, cloître médiéval où le prince Guillaume d’Orange fut assassiné en 1584. Les marques laissées par les balles mortelles sont toujours visibles sur ses murs.

Delft est célèbre pour sa faïence blanche peinte de motifs bleus. Au XVIIe siècle, des dizaines d’ateliers fabriquaient des assiettes et des vases pour concurrencer les importations chinoises. Une seule de ces manufactures subsiste, la Koninklijke Porceleyne Fles, fondée en 1653.

Une visite guidée des lieux permet d’observer les artisans qui, comme il y a 350 ans, peignent à la main les motifs bleus traditionnels qui ont fait la renommée de la ville. De très belles pièces de faïence ancienne sont exposées dans le musée de l’atelier.

La Hollande des cartes postales, celle des moulins à vent et des champs de tulipes, existe bel et bien et n’est qu’à quelques kilomètres d’Amsterdam. Sortez vous appareils photo!

tulipes culture en Hollande

Champs de tulipes à Lisse

C’est à vélo que je me suis rendu à Lisse où une orgie de couleur s’étend sur des kilomètres carrés. Ce sont les fameux champs de tulipes hollandais. C’est magnifique; j’y ai pris des centaines de photos.

Les moulins de Zaanse Schanz

Les moulins de Zaanse Schanz

Pas très loin, le joli village de Zaanse Schans regroupe divers bâtiments historiques déménagés sur place il y a cinquante ans. Le long du canal, de coquettes maisons de bois toujours habitées peintes d’un vert brillant voisinnes lusieurs moulins. Exactement l’image romantique que l’ont se fait de la Hollande.

Aucun commentaire
Ajouter un commentaire »

Partagez votre avis...

© 2012. Tous droits réservés. Coups de coeur pour le Monde
Influenza Réalisation :