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18 Déc
2009

Vacances de ski à St. Moritz : l’hiver chez les millionnaires

Par Michel Julien | Catégories : Nature - plein air, Sports et loisirs, Suisse, Top luxe

J’adore la Suisse et mon p’tit côté snob aime bien tout ce qui est luxueux. Pas étonnant qu’une semaine de ski à St. Moritz ait toujours représenté pour moi le summum des vacances d’hiver!

Depuis plus d’un siècle, la région de St. Moritz est le rendez-vous hivernal des gens riches et célèbres du monde entier.

Patineuse aux pieds des Alpes suisses

Patineuse aux pieds des Alpes suisses

Certes, les légendaires pistes de ski, les hôtels princiers et les soirées mondaines de cette station suisse attirent les têtes couronnées et les vedettes, mais monsieur et madame Tout-le-monde peuvent aussi y trouver leur compte.

St. Moritz serait la plus ancienne station de sports d’hiver au monde. Elle a reçu ses premiers touristes skieurs en 1894 et a vu naître la première école de ski au monde en 1929. Les jeux olympiques d’hiver y ont été tenus à deux reprises.

Nichée dans les Alpes suisses, à près de 2 000 mètres au dessus du niveau de la mer, St. Moritz est entouré de quelques 350 km de pistes de ski réparties dans quatre grands secteurs.

Juste au dessus du village, le secteur Corviglia est le plus populaire. On y accède par des téléphériques qui partent du village, à quelques pas des hôtels.

Le matin, les premières cabines téléphériques qui quittent la vallée sont toujours bondées. Debouts, serrés entre des skieurs de toutes nationalités, on découvre entre les tuques et les paires de skis le magnifique paysage qui défile à travers les fenêtres de la cabine.

Arrivés au bout de la course d’un second téléphérique, on débarque à une altitude de 2 500 mètres, soit au dessus de la ligne des arbres. D’ici, partent un bon nombre de pistes de niveaux facile et intermédiaire.

En relevant les yeux, on aperçoit le sommet du Piz Nair qui culmine à 3057 mètres. On y parvient en empruntant un autre téléphérique. De ce sommet, la vue est extraordinaire, mais seuls les skieurs experts osent s’élancer sur ses pentes tellement elles sont abruptes.

Les autres, comme moi, redescendent de ce sommet en télécabine. Plus à droite, on observe le piton rocheux où a été donné le départ de la descente de la Coupe du Monde, l’hiver dernier. Skieurs novices s’abstenir.

Caviar et truffes sur les pentes

Le midi, les skieurs gastronomes se réunissent à mi-pente au chic restaurant La Marmite du complexe Corviglia, un bâtiment moderne d’un jaune éclatant.

Sur son menu, on peut lire que c’est le restaurant où l’on sert le plus de truffes et de caviar dans toutes les Alpes. En effet, on y passe un kilo de caviar par jour.

L’endroit est fréquenté autant par les skieurs que par les touristes en manteaux de fourrure, venus spécialement en téléphérique pour goûter aux spécialités de l’établissement.

De grandes tablées de touristes venus des pays de l’Est goûtent aux délices de La Marmite en enfilant des verres de vodka.

Devant eux sont présentés des plats que seuls les millionnaires peuvent se permettre de choisir. Ainsi, le carpaccio de bœuf aux truffes accompagné de saumon fumé et de caviar se vend 295 francs suisses, soit environ 292 dollars canadiens.

Après ce délice, ceux qui ont encore faim commandent le « Ballet Russe », un plat de blinis au caviar, offert à 245 francs suisses. Bien sûr, l’établissement offre aussi des assiettes plus abordables pour le commun des mortels.

Les skieurs qui n’ont pas les moyens de se délecter d’un menu aussi cher peuvent tout de même manger au Corviglia en choisissant la Brasserie, qui propose un menu traditionnel, ou encore en passant au comptoir du McDonald pour y commander un hamburger.

Certes, ce McDo suisse n’a rien de spécial, si ce n’est qu’il est installé à 2 486 mètres d’altitude, ce qui en fait le plus haut McDonald d’Europe.

Moins fréquenté, le secteur de Corvatsch, situé de l’autre côté de la vallée, propose de très longues pistes.

On y entreprend le « ski safari » une randonnée qui permet de skier sur des dizaines de kilomètres, sur des pistes superbes.

Il est plutôt difficile de s’y retrouver sans guide; les rares indications sont en allemand et les opérateurs de remontées mécaniques rencontrés ne parlaient que l’Allemand, le Romanche ou l’Italien. J’avoue m’être perdu à quelques reprises.

ski à St. Moritz

Depuis 70 ans, l’Alpetta sert une cuisine simple et savoureuse dans un décor authentique.

Les pentes de Corvatsch ont aussi leur restaurant, l’Alpetta, qui est tout à fait à l’opposé de La Marmite.

Depuis 70 ans, l’Alpetta sert une cuisine simple et savoureuse dans un décor traditionnel de chalet suisse.

Son menu tout en allemand est difficile à déchiffrer, mais avec l’aide du personnel, on y arrive.

Il faut y essayer le polenta au gorgonzola, servi une table taillée à même un tronc d’arbre, dans un grenier orné de têtes de bêtes naturalisées.

La nuit tombée, une partie du secteur de Corvatsch est éclairé. C’est un des rares endroits où est possible de faire du ski de soirée.

Les soirs de weekend, les pentes sont envahies par les jeunes skieurs venus autant pour skier que pour faire la fête dans une grande tente aménagée en discothèque.

Passé minuit, l’atmosphère est à sont comble; les fêtards dansant sur les tables avec leurs bottes de ski!

Le chic du chic

Équipé pour à peu près tous les sports d’hiver, le village de St. Moritz n’attire pas que les skieurs. Ceux qui raffolent de la vitesse peuvent vivre l’expérience grisante d’une descente en bobsleigh.

Pour 220 francs, les braves peuvent prendre la place du passager et s’offrir une course sur glace de 1700 mètres de longueur.

Une autre activité typique, le cresta run, ressemble au skeleton olympique. Pour 450 francs suisses, couché sur une luge squelettique, on peut descendre la piste glacée à une vitesse pouvant atteindre 130 km. Vestige d’une autre époque, le règlement interdit l’activité aux femmes.

Polo sur glace à St. Moritz

Polo sur glace à St. Moritz

Les amateurs de chevaux y trouvent aussi leur compte puisque des courses sur neige, des concours hippiques et des matches de polo sur neige sont présentés sur le lac gelé. Une belle occasion de voir de beaux chevaux, de même que des voitures de luxe et des spectateurs vêtus de la dernière mode Italienne.

Le shopping est aussi une activité très populaire à St. Moritz. Plusieurs boutiques de designers, tels que Versace et Armani, côtoient les bijouteries les plus exclusives. Ainsi, s’il vous prenait l’idée de vous payer un smoking à 3 000 francs ou un téléphone cellulaire à 25 000 francs, vous trouveriez ce qu’il vous faut sur place.

Fourures et voitures de grand luxe sont un spectacle de tous les jours à St. Moritz

Fourures et voitures de grand luxe sont un spectacle de tous les jours à St. Moritz

Chic du chic, St. Moritz est l’un des derniers endroits sur la planète où il est encore très bien vu de porter la fourrure. On en voit partout, même quand il fait doux.

Les skieurs n’échappent pas aux griffes des designers de mode; ainsi, les instructeurs de l’hôtel Suvretta portent tous des ensembles de ski signés Prada.

Le très chic Kempinski St. Moritz

Le très chic Kempinski St. Moritz

Côté hébergement, St. Moritz offre cinq palaces cinq étoiles à ceux qui peuvent se l’offrir. On y trouve des suites à plus de 5 000 francs la nuit.

Par contre, on peut aussi trouver à se loger à prix abordables. Par exemple, il est possible de passer sept nuits dans un hôtel quatre étoiles et de skier six jours pour 850 francs suisses.

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