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18 Mai
2010

Ruée vers les oiseaux à la Pointe Pelée

Par Michel Julien | Catégories : Canada, Nature - plein air, Photo de voyage

Peut-être n’avez-pus jamais entendu parler du parc national de la Pointe-Pelée. Normal, c’est le plus petit parc national du Canada.

Pourtant, durant quelques jours de mai, ce parc devient un immense rassemblement d’ornithologues amateurs, de photographes naturalistes et d’oiseaux.


oiseaux à la Pointe Pelée

Photographes naturalistes au parc national de la Pointe-Pelée

Le soleil se lève et malgré le temps frais et le brouillard, des centaines de personnes équipées de jumelles, de télescopes et d’appareils photo attendent patiemment de passer la barrière du parc national de la Pointe-Pelée.

Ces observateurs d’oiseaux venus d’un peu partout en Amérique et même de l’Europe, convergent vers le point le plus au sud du Canada continental, une péninsule qui s’avance quelques kilomètres dans le lac Érié.

Ce pélerinage annuel des ornithologues amateurs a pour centre d’intérêt l’une des plus importantes migrations d’oiseaux en Amérique du Nord.

oiseaux à la Pointe Pelée

Cardinal à poitrine rose, Parc national de la Pointe Pelee.

À la mi-mai, le parc national de la Pointe-Pelée est le théâtre d’arrivées massives de nombreuses espèces de passereaux migrateurs qui la choisissent comme escale après la traversée du grand lac Érié.

La concentration d’oiseaux est telle qu’il est possible d’en voir plus de cent espèces en un week-end. Presque toutes les espèces de parulines, de petits passereaux colorés sujets préférés de bien des ornithologues, peuvent être observées dans les bois et bosquets du parc.

oiseaux à la Pointe Pelée

Un vidéo à tête bleue, migrateur commun à la Pointe Pelée.

Les migrations printanières à la pointe Pelée sont parfois tout à fait spectaculaires. Ainsi, en mai 1952, quelques 20 000 bruants à gorge blanche et 1000 parulines noir et blanc furent forcés de se poser au bout de la pointe par l’arrivée d’un front froid soudain.

oiseaux à la Pointe Pelée

La passerelle du marais au Parc national de la Pointe Pelée.

Comme tout ce qui est du domaine de Mère-Nature, les arrivées des migrateurs sont imprévisibles et varient grandement d’une année à l’autre.

Nul ne sait à quelle date précisément les oiseaux débarqueront massivement sur la pointe, ni à quel point il seront nombreux.

Chose certaine, les observateurs d’oiseaux repartent rarement déçus de leur séjour à la mecque canadienne de l’ornithologie amateur.

oiseaux à la Pointe Pelée

Les oiseaux à la Pointe Pelée se laissent souvent photographier de très près.

Bon an mal an, il n’y a pas un endroit au Canada qui attire plus d’ornithologues amateurs que ce petit parc national ontarien.

Durant une dizaines de jours, tous les hôtels et gîtes du passant de Leamington, la ville voisine où l’on fabriquait jadis le ketchup Heinz, sont pleins à capacité.

Sur les sentiers du parc, on ne parle que d’oiseaux. Dans quel secteur a été vue telle ou telle paruline et quel est le sentier où il y a le plus d’oiseaux sont alors les uniques sujets de conversation.

parc national de la Pointe-Pelée

Un foulque d’Amérique, sur la passerelle du grand Marais du parc national de la Pointe-Pelée.

Conscients des retombées économiques d’une telle migration d’ornithologues, les commerces de la région y vont de spéciaux et de festivals pour attirer toujours plus de passionnés.

Vous voulez aussi profiter de cette manne d’oiseaux? Mieux vaut réserver votre hébergement tôt, très tôt.

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