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14 Juin
2011

Jean-Louis Souman : du Bristol de Paris au St-Antoine de Québec

Par Jasmine Nadeau | Catégories : Canada, Hôtels - hébergement, Portraits, Top luxe

Je ne vous cacherai pas que la nouvelle nous a surpris : monsieur Jean-Louis Souman, Ex Directeur du prestigieux hôtel Bristol de Paris, devient Directeur général de l’Auberge St-Antoine, un Relais & Châteaux de la ville de Québec.

L’auberge St-Antoine

Rencontré à Québec, monsieur Souman, tiré à quatre épingles, calme, le regard franc et le sourire accueillant, nous fait signe de nous assoir à ses côtés. Il semble déjà très à l’aise dans ce luxueux hôtel Relais & Châteaux dont il vient de prendre la gouverne. Peut-être s’attendait-on à un être plus distant, ou plus froid? La réalité fut tout autre. Une rencontre ponctuée d’humour et d’anecdotes, somme toute des plus agréables.

Il faut avoir vu l’hôtel Bristol, désigné Palace parmi les 5 étoiles de Paris où les plus fortunés de la planète ont séjourné, pour se poser la question :

Monsieur Souman, qu’est-ce qui vous a séduit à Québec pour que vous y établissiez après avoir régné parmi les maitres hôteliers de  la Ville Lumière?

« Les opportunités de la vie! Je ne me voyais plus travailler à Paris, mais je ne me voyais peut-être pas si loin non plus », dit-il avec un sourire, « je voulais une autre expérience ».

Et pourquoi avoir choisi le St-Antoine?

« J’ai eu beaucoup d‘offres et j’en ai surpris plus d’un en choisissant le St-Antoine, mais je connaissais déjà beaucoup de gens à Montréal et aussi sa culture. J’y ai souvent séjourné, et c’est finalement par l’entremise d’une amie que j’ai rencontré la famille Price, propriétaire de l’hôtel. J’ai vraiment été bien accueilli, l’endroit est atypique un peu comme un musée. Cet établissement a une âme et pour moi c’est important. Son restaurant, le Panache, a aussi une âme. Je veux y travailler en harmonie, je ne veux pas révolutionner, mais bien permettre d’évoluer. »

Au Bristol, vous avez côtoyé les plus riches de ce monde et les plus grandes vedettes, vous croyez que ça va vous manquer?

« Le travail ce n’est pas tout, il est vrai que ça m’a fait plaisir de rencontrer Paul McCartney ou Brad Pitt, mais de ces rencontres, il ne reste peut-être que 5 artistes qui sont demeurés de vrais amis. Ma vie est comme celle de tout le monde après le travail. Et puis, certains viendront sans aucun doute me visiter ici. »

Votre clientèle sera différente du Bristol?

« Oui, au Bristol, 40 % de la clientèle venait du Moyen-Orient et nous avions beaucoup d’évènements tapis rouges pour le cinéma tandis qu’à Québec, c’est plus une clientèle touristique. Par contre, il y a aussi beaucoup d’évènements. Au St-Antoine, notre marché actuel est composé de 40 % de Canadiens, et de 25 à 30 % d’Américains. »

Quels seront vos plus grands défis?

« Évoluer vers une qualité encore supérieure, mais d’une évolution lente. On peut évoluer dans la qualité des services, de la cuisine, mais tout est déjà très bien, alors il ne faut pas brusquer les choses. Le personnel a beaucoup de convivialité et manque parfois de rigueur, mais c’est ce qui fait aussi son charme. Et puis, mon rôle, il ne faut pas se le cacher, c’est aussi de remplir l’hôtel. »

Croyez-vous qu’il y ait des différences dans le management par rapport à la France?

« Oui, les gens sont plus abordables au Québec. Je crois que c’est parce les Québécois sont moins imbus de leur poste. Vous rencontrez un ministre et vous êtes presque d’égal à égal, par contre en France, un ministre ne sera pas très intéressé par un directeur d’hôtel. »

À Paris, vous avez été Président du comité du Faubourg St-Honoré et vous avez aussi reçu une médaille d’or du tourisme en 2007. Croyez-vous vous impliquer de cette façon au Québec?

« Je l’espère ! »

Vous comptez voyager un peu au Québec?

« Pour l’instant, je  suis dans une période d’imprégnation de l’hôtel, et je me donne deux ou trois mois avant d’aller découvrir le reste du Québec. Je compte bien faire du vélo. Habituellement je parcours de 7000 à 8000 km par année sur deux roues, mais depuis mon arrivée le 14 avril dernier, c’est ma plus longue période sans avoir fait de vélo. »

Et la température?

Avec un grand sourire et un regard qui en disait long, il a répondu :

« Je trouve que c’est plus froid ici qu’à Montréal. Lors d’une de mes visites, il faisait -38°. Avec mon manteau, que je croyais chaud, j’ai eu l’idée de prendre une marche vers le château Frontenac. J’ai cru mourir! Je compte bien mieux m’équiper pour les rigueurs de l’hiver. »

L’entrevue s’est terminée par une belle conversation joyeuse et intéressante. Nous lui souhaitons la bienvenue chez nous, au Québec, en espérant que le beau temps de l’été qui débute lui permette de bien s’enraciner avant les prochains grands froids!

L’Auberge Saint-Antoine, situé au coeur du vieux port de Québec a été construit sur l’un des plus riches sites archéologiques de la ville de Québec. Ce relais et château de moins d’une centaine de chambres dont 12 suites est un magnifique exemple d’intégration de style contemporain et de mise en valeur du patrimoine. Tel un petit musée, il témoigne de l’histoire de Québec. Les chambres ayant chacune leur thématique liée à des artéfacts trouvés dans le sol lors de la construction. Propriété de la famille Price ce joyau de la ville de Québec attire une clientèle en quête de luxe, d’élégance et de distinction dans un cadre intime et accueillant.

Monsieur Jean-Louis Souman, directeur général de l’auberge St-Antoine

2 commentaires
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    1.
  1. Cocktail ce mercredi en compagnie de la propriétaire Mme Bate Price et M. Le directeur M. Souman, merci pour cette merveilleuse rencontre!

  2. 2.
  3. Bravo monsieur Souman bon courage pour les hivers!!! Je viens souvent a montreal j’irai vous faire un bonjour je garde toujours un grand souvenir du Bristol

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