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25 Août
2011

Coup de coeur pour un peintre Américain à Paris

Par Jasmine Nadeau | Catégories : Art, culture et histoire, France, Grandes villes

Un Londonien d’origine allemande n’est plus et un américain à Paris rafle mon coeur !

Cette année, deux grands événements ont bouleversé ma vie culturelle. Un triste et un très heureux.

D’abord, une légende de Londres n’est plus : le très grand peintre contemporain Lucian Freud s’est éteint à 88 ans.

Ensuite, un Américain travaillant à Paris a volé mon cœur d’artiste : H. Craig Hanna, dont j’ai pu enfin admirer les œuvres à ma guise.

J’ai découvert le peintre Lucian Freud alors que j’étais à l’université, par l’entremise d’un professeur de peinture. Son œuvre m’avait profondément émue et depuis cet instant je n’ai cessé de suivre sa carrière avec beaucoup d’intérêt.

Peintre de la chair au réalisme impitoyable, il détenait le titre du « peintre le plus cher de son vivant ». Il aura laissé derrière lui une œuvre remarquable et saisissante dont toute une génération de jeunes peintres a su s’inspirer.

Parmi ces peintres, H. Craig Hanna se démarque d’entre tous.

Quelques oeuvres de H. Craig Hanna à la galerie Laurence Esnol de St-Germain des Prés

C’est en marchant dans les rues de Paris que je suis tombée sur une affiche qui arborait le portrait d’une jeune fille, oeuvre de ce peintre Américain. Ç’a été le coup de foudre.

Depuis les œuvres de Lucian Freud, je n’avais jamais ressenti autant d’émotions. Cette maitrise de la matière, cette sensualité du trait, ce jeu parfait de l’achevé inachevé. J’étais conquise. Mais à ma grande déception, la galerie était fermée pour les vacances.

«Sketch book», le dernier livre de H. Craig Hanna

Je me suis aussi tôt promis que je reviendrais. Un an plus tard, fidèle à ma promesse, j’ai repris l’avion pour Paris et j’ai enfin pu pousser la grande porte vitrée de la Galerie Laurence Esnol, celle qui me séparait d’une expérience sublime.

Des tableaux surdimensionnés ou très intimistes, des personnages aux regards émouvants, des couleurs qui s’affrontent et qui s’enflamment, un univers d’une synthèse étonnante d’influences de toutes les époques. On reconnait parfois un clin d’œil au génie de Klimt ou de Schiele.

Sa force réside en cette capacité à nous faire sentir sa présence dans chacun de ses tableaux. On a cette merveilleuse impression d‘être témoin de sa création à ses côtés dans son atelier tellement ses modèles nous interpellent. Il n’est que sens et sensualité.

Hanna a su s’imprégner des autres qu’il a étudiés avec rigueur, mais son œuvre demeure tout à fait unique. Je lui prédis un avenir exceptionnel.

À Laurence Esnol : bravo pour le flair.

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