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15 Mai
2018

Un weekend d’observation d’oiseaux à la pointe Pelée

Par Michel Julien | Catégories : Canada, Nature - plein air, Un peu de tout

Le soleil se lève à peine en ce frisquet matin de mai que déjà des centaines de personnes envahissent les sentiers de l’un des plus petits parcs nationaux du Canada.

Dans quelques heures, ils seront des milliers à venir faire de l’observation d’oiseaux à la pointe Pelée.

Cette curieuse migration humaine est la conséquence d’une autre migration : celle des passereaux.


observation d’oiseaux à la Pointe Pelée

Photographes et observateurs d’oiseaux à la Pointe Pelée, un frisquet matin de mai.

Située à la même latitude que Rome et le nord de la Californie, Le parc national de la pointe-Pelée reçoit chaque printemps une grande variété d’oiseaux qui y séjournent brièvement.

En mai, de nombreuses espèces de petits passereaux migrateurs arrivent par vagues intermittentes en provenance de l’Amérique centrale ou de l’Amérique du Sud.

Après avoir traversé le lac Érié, la première terre qu’ils aperçoivent est la pointe Pelée, étroite péninsule d’une dizaine de kilomètres de long.

observation d’oiseaux à la Pointe Pelée

Avec leurs jumelles et leurs livres d’identification, les ornithologues amateurs envahissent les sentiers du parc.

Durant ces quelques semaines de mai, il ne semble y avoir que des observateurs d’oiseaux à la Pointe Pelée. Ils sont partout. Certains sont ici pour photographier les oiseaux. C’est notre cas. D’autres espèrent voir le plus d’espèces possible. Le plus d’espèces en une journée, le plus d’espèces en une année ou simplement de découvrir des oiseaux rares.

Juste derrière le centre d’accueil des visiteurs, deux douzaines d’observateurs regardent un petit passereau jaune, noir et gris qui vole de branche en branche. « C’est une paruline de Lawrence, un oiseau très rare », indique le guide ornithologue Jeremy Bensette qui détient le record ontarien de la course Big Year (voir le plus d’espèces d’oiseaux en une année sur un territoire donné). Elle est bien belle cette paruline, mais trop loin pour que l’on puisse lui tirer le portrait.

observation d'oiseaux à la Pointe Pelée

Le grèbe esclavon, pas si rare, mais tellement beau !

Un peu plus loin, une passerelle traverse une forêt inondée. Nous en profitons pour prendre une pause. Alors que les autres ornithologues s’éloignent, un joli grèbe esclavon se montre le bout du bec. Cet oiseau ressemblant un peu à un canard est en fait un parent du huard. Nous prenons des centaines de photos à mesure qu’il s’approche de nous.

observation d’oiseaux à la Pointe Pelée

La fameuse paruline orangée. Il y a moins de 35 individus de cette espèce en Ontario.

Quelques minutes plus tard, un petit passereau coloré apparait devant nous. C’est une paruline orangée. Quelle chance ! Le bruit des obturateurs des appareils photo se mêle au chant mélodieux de cet oiseau en voix de disparition. Il y a moins de 35 individus de cette espèce en Ontario et nous en avons un qui chante à quelques mètres de nos téléobjectifs !

Durant notre weekend d’observation d’oiseaux au parc national de la Pointe Pelée, nous avons vu une cinquantaine d’espèces d’oiseaux, dont des parulines rares.

Surtout, nous avons fait de jolies photos, marché des dizaines de kilomètres sur les beaux sentiers et sur les plages du parc, humé l’air frais du lac Érié et rencontré des observateurs et photographes d’oiseaux aussi passionnés que nous.

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